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TV5 minutes avec Thierry Berrod

ÉCRIT PAR : Lea Jessica Gauthier
PUBLIÉ LE : 19 novembre 2014

Qui est Thierry Berrod, comment êtes-vous devenu réalisateur?

J’ai crée en 1991 ma société de production Mona Lisa car personne ne voulait produire mes films, notamment ma série sur les puces, poux, acariens…toutes les bébêtes qu’on déteste. Cette série, Les Envahisseurs Invisibles, a remporté plus de 60 prix (heureusement pour moi), et s’est vendu dans plus de 80 pays. Pour cette série, j’ai breveté un système de prises de vue au microscope électronique (Prix de l’Innovation au Wildscreen 2000 Bristol devant les dinosaures de la BBC). Comme quoi une puce peut peser lourd et permettre un bond dans la vie d’un homme…

J’ai ensuite enchainé en écrivant et réalisant de nombreuses séries très éclectiques notamment : La Fabuleuse Histoire des Excréments – arte, Du Baiser au Bébé – France 2, Coupez Le Son ! Le Charisme Politique – Canal Plus, Nature Invisible – France 5, les Extrêmophiles (la vie dans les milieux extrêmes) arte … Je tourne actuellement le 2ème opus de Planète Glace, _Planète Sable_…

Je suis également l’auteur de plusieurs livres : Les Envahisseurs Invisibles, D_u Baiser au Bébé_ et mini-monstres en Amazonie.

Comment le projet de la série Planète glace est-il né?

J’ai la chance d’habiter près des Alpes. Je suis moi-même particulièrement sensibilisé par la fonte des glaciers. Je l’ai vu à l’échelle de ma petite vie d’homme, notamment avec le recul spectaculaire du glacier blanc dans le parc des Ecrins qui était mon terrain de jeu étant adolescent (Alpes du Sud). A cette époque, je faisais de l’alpinisme, mais maintenant je fais 16 kilos de plus et les glacionautes du Groenland m’appelle “Cachalot”…

Dans le cadre de mon métier de réalisateur, j’ai eu à plusieurs reprises le plaisir de découvrir le Groenland. En 20 ans de décalage, j’ai pu observer le recul des langues glaciaires et l’augmentation du débit des bédières sur l’Inlandsis.

Toujours préoccupé par les questions écologiques et de biodiversité, j’ai découvert avec effroi comme beaucoup d’entre nous le documentaire d’Al Gore. Mais qu’en est-il exactement? Quel est le sérieux des thèses scientifiques présentées? Comment s’y retrouver entre les climato-sceptiques et les alarmistes? Est-ce vrai dans tous les massifs alpins, des Alpes aux Andes, et même en Himalaya? C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire cette série.

Parlez-nous du tournage… quelles ont été les principales difficultés?

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J’ai fait l’épisode des Alpes, le pilote de collection, le plus proche, et le moins haut. Nos amis canadiens (Yanick Rose, son équipe et Yves Lafontaine) ont fait le plus haut et le plus loin, l’Himalaya. Je pense, de très loin, le plus dur :)

La galère des Alpes, ce fût le temps sur tous ces aspects : les scientifiques étaient peu disponibles, car ils avaient un gros retard sur leur projet Européen de surveillance des glaciers et le mauvais temps nous a souvent coincé en altitude. Cela m’a permis de faire le Mont Blanc par nécessité pour se faire récupérer par l’hélico (au dessus des nuages)… Mais tout ça, c’est du “club med” à coté des autres épisodes :

Certaines expéditions ont nécessité l’héliportage de 1 tonne et demie de matériel pour suivre les scientifiques dans les gouffres de l’Inlandsis Groenlandais (réalisateur Vincent Amouroux), ou le concours de plus de 20 porteurs pour monter un camp de base à 5400 mètres au pied du Mont Mera en Himalaya.

Au Groenland, sur l’Inlandsis, une tempête d’une extrême violence à déchiré les tentes, il a fallu construire des igloos pour que l’exped continue…

En Himalaya, le preneur de son et un sherpa ont du être héliportés à cause d’engelures. Par contre, le réalisateur, Yannick Rose, un véritable “bûcheron”, une “force de la nature” pour nous Français, a même aidé le scientifique de l’expédition à monter la station météo la plus haute du monde à plus de 6500 mètres…

Que vous en reste-t-il aujourd’hui de ce tournage?

De belles histoires humaines, mais aussi une collection qui aura, je l’espère, une valeur testimoniale. La conférence du Climat devrait prochainement diffuser des extraits de ces films. Et une conférence sur le climat (COP20) dans les Andes va le faire en décembre.
La série a été labélisée.

La série Planète glace est diffusée EN PRIMEUR sur TV5 dès le jeudi 20 novembre à 19h.
4 épisodes qui nous transportent (dans l’ordre) au Groenland, dans les Alpes, dans les Andes et au cœur de l’Himalaya.

Photos : Thierry Berrod et l’équipe de Planète glace

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