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Cap-Vert

ÉCRIT PAR : Sophie Fouron
PUBLIÉ LE : 22 novembre 2016

Il y a toutes sortes d’îles : des îles parfumées (Grande Comore), des îles escarpées (la Réunion), des îles multicolores (Bali) et des îles musicales comme… le Cap-Vert.

Cette ancienne colonie portugaise en plein océan Atlantique est, bien sûr, beaucoup plus que musique, mais spontanément, c’est ce qui me vient en tête pour la décrire.

Il faut dire qu’on est au pays de Cesária Évora. Les gens du monde entier connaissent le Cap-Vert, grâce à la diva aux pieds nus. Ce n’est pas à cause du football ou de la dentelle ou de splendides musées. Non, c’est grâce à la voix de Cesária. Et les Cap-Verdiens honorent sa mémoire, elle est littéralement partout (l’aéroport de São Vicente s’appelle d’ailleurs l’aéroport Cesária Évora).

On m’a dit que certains touristes viennent au Cap-Vert simplement parce qu’ils ont été touchés par la musique mélancolique, la saudade, de Cesaria. (Saudade, mot portugais, est un mélange de nostalgie et de tristesse. Ça se vit, ça ne se traduit pas, il paraît.)

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Avec Fred Baune, preneur de son, à notre arrivée au Cap-Vert.

J’ai eu droit, pendant mon séjour, à de multiples et magnifiques manifestations musicales qui m’ont touchée droit au cœur.

Nous avons eu la chance de tourner dans l’atelier de la famille du luthier de Cesária Évora à Mindelo (sa ville natale). Y’a-t-il un plus beau métier que celui de luthier ? Je ne vois pas. Ils nous ont fait un petit spectacle impromptu avec les guitares qu’ils avaient sous la main. Un privilège.

Le moment le plus touchant de mon séjour (de mon année ?) aurait été sans contredit la rencontre avec un groupe de femmes cap-verdiennes qui m’ont fait l’honneur de chanter et de danser un batuque traditionnel. En demi-cercle, avec des tambours de fortune entre les jambes, elles m’ont fait pleurer dès les premières secondes. Leurs voix claironnantes, leurs regards allumés et leurs sourires bienveillants ne nécessitaient aucune traduction. On ne parlait pas la même langue, on venait de réalités complètement différentes, mais ces femmes pour la plupart monoparentales (il y a 1 homme pour 7 femmes au Cap-Vert !) étaient, à ce moment précis, mes tantes, mes sœurs, mes filles. Disons qu’on a « connecté solide » et que j’étais triste de les quitter si rapidement.

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Mes sœurs cap-verdiennes

C’est donc avec un sourire ému que je repense à mon séjour au Cap-Vert. Inutile de vous dire que Cesária Évora joue en boucle depuis des mois à la maison. « Petit pays je t’aime beaucoup… »

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On n’est jamais trop prudent! Près du village de Fontainhas, sur l’île de Santo Antão avec Pierre-Luc Robillard, Ganaël Dumontier et Michel Lam.
Mon périple
  • Mtl – Paris
  • Paris – Lisbonne
  • Lisbonne – São Vicente (Cap-Vert)

Suggestion