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Apocalypse Verdun

Épisodes

Le carnage

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Fin 1915. Les chefs d’états-majors britanniques et français veulent mettre fin à la saignée, grâce à une offensive prévue pour l’été dans la Somme. Mais les Allemands les surprennent en déclenchant, le 21 février 1916, un orage d’acier sur 20 km de front, à Verdun, à seulement 230 km de Paris. Pendant 300 jours et 300 nuits, Verdun va être le théâtre des pires affrontements entre Français et Allemands de toute la Première Guerre mondiale. Le nouveau commandant de Verdun, le général Pétain, mettra-il fin au carnage ?

Détails

  • Catégorie : Épisode documentaire
  • Année de production : 2016
  • Pays d'origine : France
  • Durée : 00:45:00

GÉNÉRIQUE

  • narrateur: Mathieu Kassovitz
  • producteur: Louis Vaudeville
  • réalisateur: Isabelle Clarke
  • réalisateur: Daniel Costelle

Chronologie

Aperçu en images

Lieutenant-Colonel Driant

Lieutenant-Colonel Driant

11 septembre 1855 – 22 février 1916

Emile Driant est né à Neufchâtel-sur-Aisne le 11 septembre 1855. En dépit de la volonté de son père, qui exerce les fonctions de juge de paix, Driant ne souhaite pas devenir un homme de loi. Il n’a pas accepté la défaite de 1870 et, vivant dans l’espoir de la revanche, il entre à Saint-Cyr à vingt ans. il accomplit ensuite une brillante carrière militaire tant en France qu'en Tunisie. Dès les années 1880, tout jeune officier, il fait paraître, sous le pseudonyme de "Capitaine Danrit", un ouvrage au titre prophétique qui a immédiatement connu un grand succès : La Guerre de demain. Il publiera ensuite de nombreux romans d’anticipations et sera souvent assimilé à une sorte de « Jules Verne militaire ».

En 1905, Driant prend sa retraite militaire en qualité de chef de bataillon, car malgré ses qualités professionnelles, sa carrière est désormais irrémédiablement bloquée par son lien familial avec le général  Boulanger, dont l’aventure politique a laissé de profondes traces. Ayant eu l’occasion de constater, à son détriment, la prévalence de la politique et la puissance de la presse, il décide de devenir journaliste au journal L’Eclair et se lance dans une carrière politique. En 1910, il est élu député de Nancy et ses compétences dans les questions militaires le font désigner comme membre de la commission de l'Armée. C'est à ce titre qu'il contribuera notamment à créer la Croix de guerre 14-18.

En 1914, dès la déclaration de guerre, il sollicite, à 59 ans, un commandement. Il est alors mis à la tête du Groupe formé par les 56ème et 59ème Bataillons de Chasseurs à Pied, réservistes du Nord et de Champagne. Tout en vivant au front, avec ses hommes, Driant poursuit son action parlementaire, notamment pour souligner l'insuffisance du système défensif autour de Verdun, dont il pressent l'attaque dès l’été 1915. C'est au cours de celle-ci qu'il trouvera la mort le 22 février 1916, dans l'héroïque défense du Bois des Caures. Son sacrifice et celui de ses 1200 Chasseurs, galvanisés par l’attitude de leur chef, permettra de contenir la percée adverse. Cinquante ans plus tard, en 1966, une promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr portera son nom, pour conserver la mémoire de celui qui fut tout à la fois, officier, écrivain, député et le héros du Bois des Caures.

Source : Général [2S] Henry-Jean FOURNIER, Président de la promotion de Saint-Cyr « Lt-colonel DRIANT ».

Joseph Joffre

Joseph Joffre

12 janvier 1852 - 3 janvier 1931

Maréchal de France vainqueur de la bataille de la Marne au cours de la Première Guerre mondiale, Joseph Joffre sauva Paris et la France du désastre. Entré en conflit avec le pouvoir civil en 1916, il fut évincé du haut commandement tout en conservant son prestige. Issu d’une famille de viticulteurs aisés, Joseph Joffre fait ses études secondaires à Perpignan, puis à Paris. Sorti de l’École polytechnique en 1869, comme officier du génie, spécialiste des fortifications, il commence sa carrière militaire lors de la défense de Paris en 1870. Envoyé en Extrême-Orient il contribue à la présence française dans ces territoires. En 1905, il obtient ses galons de général de brigade et, après un passage au ministère de la Guerre, il devient en 1910 vice-président du Conseil supérieur de la guerre. Dès 1911, il est nommé au poste de chef d’état-major général de l’armée qui vient d’être créé – en y étant aidé, semble-t-il, par son passé de franc-maçon. À ce titre, il préparera le plan de guerre français.

Le 2 août 1914, Joffre prend le commandement des armées du Nord et du Nord-Est. Après avoir perdu la bataille des frontières, il redresse la situation en donnant, le 25 août, son ordre mémorable de retraite stratégique, qui évite l’encerclement et permet de concentrer de nouvelles forces au nord de Paris en vue de lancer la contre-offensive. Celle-ci se développe par toute une série de manœuvres qui aboutissent à la victoire des Franco-Britanniques au terme de la bataille de la Marne. Avec Foch, dont il a fait son adjoint, Joffre arrête une nouvelle fois l’armée allemande dans sa tentative de « Course à la mer », puis, avec patience et énergie, conduit la guerre d’usure. Le 2 décembre 1915, il est désigné comme généralissime des armées françaises. En cette qualité, il coordonne avec les Alliés (conférence de Chantilly) les opérations qui, après l’offensive sur la Somme (juillet-novembre 1916), débloquent le front de Verdun. Discuté dans ses choix avant et pendant les batailles de Verdun puis de la Somme en raison de l’ascendant qu’il exerce sur l’armée, Joffre est contraint de démissionner le 2 décembre 1916 et remplacé par le général Nivelle. Il est aussitôt élevé à la dignité – qui n’avait plus été accordée depuis plus de vingt ans – de Maréchal de France. Son rôle se limitera désormais à des missions de pur prestige à l’étranger, notamment aux États-Unis, dont il prépare l’entrée en guerre en 1917. L’officier que ses poilus avaient affectueusement surnommé « le Grand-Père » participera, aux côtés de Foch et de Pétain, au défilé de la Victoire du 14 juillet 1919.

Source : Larousse.

Philippe Pétain

Philippe Pétain

24 avril 1856 - 23 juillet 1951

Formé à l'école militaire de Saint-Cyr, promu général au début de la guerre, Pétain organise la défense de Verdun en 1916.

Cinq jours après le début de l’attaque du 21 Février, il est envoyé sur place par Joffre. Pétain installe son quartier général à Souilly et prend dans une ambiance dramatique la direction des opérations sur les deux rives de la Meuse. Il réorganise aussitôt le commandement et, par la petite départementale, qui relie Verdun à Bar-le-Duc, le ravitaillement des troupes de Verdun. Cette route, c’est la fameuse « Voie Sacrée ». Pétain parvient en quelques semaines à briser l'assaut des forces du Kronprinz. Après l'échec de l'attaque du 9 avril il lance son fameux ordre du jour « Courage, on les aura ». L'équilibre des forces étant rétabli, Joffre élargit le commandement de Pétain à celui du groupe d'armées du Centre, qui coiffe la IIe armée, donnée à Nivelle. Pétain devient par la suite commandant en chef des armées françaises en 1917 puis est élevé à la dignité de Maréchal de France en 1918. Après avoir rétabli la situation pendant la guerre du Rif (1925), il est nommé Ministre de la guerre (1934) puis Ambassadeur de France à Madrid (1939).  En 1940, après la débâcle française, Pétain est appelé à la Présidence du conseil le 16 juin 1940. Il demande l'Armistice, et obtient du parlement réuni à Vichy, les pleins pouvoirs. Il fonde alors l'« État français » et engage la France dans une politique de collaboration avec l'Allemagne.

À la Libération, il est jugé et condamné à mort. Sa peine est commuée en détention à perpétuité par le général de Gaulle. Il meurt sur l'Ile d'Yeu où il a été emprisonné après son jugement.

Source : Larousse.

Nicole Mangin

Nicole Mangin

 

11 octobre 1878 - 6 juin 1919

Entre 1906 et 1914, Nicole Girard Mangin effectue des recherches sur la tuberculose et le cancer et signe différentes publications.  Lorsque la guerre éclate, elle se porte volontaire sous le nom de Docteur Girard-Mangin. L'administration ne doute pas un seul instant que ce docteur fut un homme et la mobilise par erreur. Par la suite, Nicole Mangin occulte sciemment sa condition féminine et se porte volontaire pour exercer à Verdun. Le 21 janvier 1916, elle est  en fonction dans un hôpital militaire qui croule sous les bombes. Lorsque l'ordre d'évacuation est donné, elle ne peut se résoudre à abandonner les neuf blessés qu'elle a en charge, et lorsqu’il est question d'évacuer cinq soldats nécessitant une hospitalisation, elle prend la tête du convoi, au mépris des obus qui pleuvent, au mépris de ses propres blessures. En décembre 1916, malgré ses nombreux heurts avec l'administration militaire, elle est nommée médecin-major. Elle est alors affectée à Paris où elle se voit confier la direction de l'hôpital Cavell. Nicole Girard Mangin sera l'unique femme médecin à avoir été affectée au front durant la Première Guerre mondiale. Après-guerre, elle s'investit au sein de la Croix rouge et donne des conférences sur le rôle des femmes durant la Grande Guerre. Préparant une tournée internationale, elle est retrouvée morte, peut-être victime d'un surmenage, au côté de son chien Dun, d'une overdose médicamenteuse le 6juin 1919. Jamais elle ne reçut ni citation, ni décoration.

Source : Schneider Jean-Jacques, Nicole Mangin une Lorraine au cœur de la Grande Guerre, Nancy, Editions Place Stanislas.

Guillaume de Prusse dit « le Kronprinz »

Guillaume de Prusse dit « le Kronprinz »

 

6 mai 1982- 20 juillet 1951

Guillaume de Hohenzollern est le dernier prince héritier de l’Empire d’Allemagne.  Lors de la Première Guerre mondiale, il est le commandant du corps d’élite des hussards de la mort.  En décembre 1915 «  le Kronprinz » est nommé à la tête de la 5ème armée qui doit attaquer Verdun et participera à l’ensemble de la bataille. Connu pour être excentrique et peu connaisseur de la stratégie militaire, le Kronprinz  est placé par son père Guillaume II sous la houlette du général Von Knobelsdorf.

Au cours de la bataille on raconte que les soldats allemands l’ont surnommé le «  Daraufgänger » (le pourfendeur).

Plus tard il sera même affublé de plusieurs surnoms peu flatteurs dont ceux de « boucher de Verdun » ou encore de « l ‘assassin souriant de Verdun ».

Comme son père, il abdiqua en 1918. Il fut exilé sur l’île de Zuiderzee aux Pays-Bas. Plus tard dans les années 1930, Guillaume de Prusse fréquenta beaucoup les nazis et assure la  jonction des corps-francs allemands et des anciens combattants de la Grande Guerre avec le parti national-socialiste. En 1933, après l’investiture d’Adolf Hitler comme chancelier de l’Allemagne, le Kronprinz fut manipulé par la propagande nazie qui l’utilisa afin de lever les dernières hésitations des Allemands méfiant envers leur politique. Lors de la Nuit des longs couteaux (29-30 juin 1934), les membres de la famille Hohenzollern résidant en Allemagne ne furent pas inquiétés, ils restèrent discrets comme on leur avait demandé. Lors de la libération de l’Allemagne en 1945, le général Jean-Marie de Lattre de Tassigny s’adressant à Guillaume de Prusse, lui dit « Monsieur, vous êtes lamentable ».

Clémence Martin Froment

Clémence Martin Froment

21 juin 1885 - 24 avril 1960

Clémence Martin, née Froment le 21 juin 1885, a fréquenté l’école jusqu’à 12 ans. Elle comble son apparente carence en instruction par un appétit de lecture insatiable et servira même d’écrivain public au village où elle travaille comme dentellière à domicile.  Le 15 janvier 1908, elle épouse Ernest-Joseph Martin, garde-champêtre. Elle habite dès lors avec son mari dans un appartement de la ferme parentale, à Lubine, petite commune de 193 habitants. Au cours de la guerre, la commune se trouve constamment à proximité du front. Dès lors, Clémence va s’ériger en observatrice très attentive de son environnement et note fidèlement ce dont elle est témoin dans la zone occupée ; sont mentionnés les multiples réquisitions effectuées par les Allemands, les difficultés de la vie quotidienne pour les Français occupés, les déportations, ainsi que le sort réservé aux prisonniers de guerre étrangers, russes et roumains. Le journal ne masque pas les affres de l’occupation mais il est assez singulier par ce qu’il dit des relations entre occupants et occupé, il atteste de la complexité des sentiments à l’égard de l’occupant. Dans les quinze cahiers qu’elle tient d’août 1914 à novembre 1918, elle reconnaît, à plusieurs reprises, la qualité et l’humanité des allemands, ce sera sa perte. C’est en effet à cause de son témoignage, imprudemment communiqué à l’un des officiers qu’elle côtoie qu’elle va connaître après-guerre l’épuration de la collaboration de la Première Guerre mondiale. En effet, des extraits de ses carnets, concernant les années 1915 et 1916, paraissent en « feuilleton » dans neuf numéros du journal allemand La Gazette des Ardennes, en février-mars 1917, sous le titre Fragment du journal d’une occupée. Bien entendu, les Allemands ne publient que les passages qui leur sont favorables pour appuyer leur propagande. Ainsi, ses ennuis commencent quelques mois après la libération du territoire, au printemps 1919. La gendarmerie, informée qu’un feuilleton du journal La Gazette des Ardennes avait relaté au jour le jour des faits relatifs aux événements de guerre de Lubine, ouvre une enquête dans cette commune et identifie aisément Clémence Martin-Froment qui est accusée d’intelligence avec l’ennemi. Mais l’instruction fera apparaître que la jeune femme « n’a pas sciemment collaboré à la Gazette des Ardennes en y faisant publier, sous forme de feuilleton, ses mémoires ». Après plusieurs renvois et compléments d’enquête, c’est finalement le 20 juin 1921 que la jeune femme comparaît devant la cour d’assises des Vosges. Malgré un réquisitoire sévère du procureur de la République, elle est acquittée après seulement cinq minutes de délibération du jury et remise en liberté.

Source : Nivet Philippe (Dir.), L’écrivain de Lubine, Journal de guerre d’une femme dans les Vosges occupées (1914-1918), Clémence Martin-Froment, Moyenmoutier, Edhisto, 2010.

Georges Duhamel

Georges Duhamel

 

30 juin 1884 - 13 avril 1966

Georges Duhamel est un médecin et écrivain membre de l’Académie française dont il fut secrétaire perpétuel de 1944 à 1946. Durant la Première Guerre mondiale il décide de s'engager dans le service actif alors qu'il avait auparavant bénéficié d'une réforme médicale en raison de ses problèmes de vue. Il veut faire don de lui-même et partager les épreuves des hommes de sa génération. À partir de 1914, Georges Duhamel occupe pendant quatre ans les fonctions de médecin aide-major dans des unités d'auto-chirurgie, dans des situations souvent très exposées notamment lors de la bataille de Verdun. Deux romans naîtront de cette expérience : d’abord Vie des martyrs paru en 1917, un recueil de récits qui connaîtra un certain succès puis Civilisations livre-témoignage sur les ravages de la guerre. À la fin du conflit il choisit de renoncer définitivement à son métier de médecin pour se vouer entièrement à la littérature. Son livre Civilisations sort sous le pseudonyme de Denis Thévenin car Duhamel ne veut pas être accusé de profiter de la guerre pour faire de la littérature, il reçoit le prix Goncourt 1918.  Par la suite, Georges Duhamel s’attache à la notion de « littérature de témoignage » et s'inquiète du désintérêt littéraire rapide concernant la Grande Guerre pouvant conduire à « une amnésie historique et à un risque de dénaturation du sens de l'Histoire » au profit d'une « littérature de convention ».

Sources : Académie française / Archives privées Georges Duhamel.

Robert Georges Nivelle

Robert Georges Nivelle

 

15 octobre 1856 - 22 mars 1924

Artilleur de formation et diplômé de l'École polytechnique, il sert d’abord en Indochine en tant qu'officier d'artillerie. Il se distingua, dès le début de la Première Guerre mondiale, en Alsace, sur la Somme et à la bataille de la Marne. Nommé à la tête de la IIe armée le 1er mai 1916, il succède à Pétain dans la charge de défendre Verdun à grand renfort d’artillerie et d’assaut meurtriers. En quelques mois, il reprend aux Allemands les forts de Douaumont et de Vaux. À la suite de ces victoires et parce que ses promesses d'une victoire rapide séduisaient la commission de l'Armée à la Chambre, il remplace comme commandant en chef des armées le général Joffre, élevé à la dignité de Maréchal de France. Le 17 décembre, il reçoit le commandement des armées du Nord et du Nord-Est et organise la bataille du Chemin des Dames, également nommée « Offensive Nivelle » qui se solde par un échec cuisant. Les Alliés perdirent 350 000 hommes pour un gain de terrain minime. L'échec de l'offensive du Chemin des Dames entraîna la disgrâce de Nivelle. Ce fut le début des fameuses mutineries de 1917, maîtrisées par Pétain, qui le remplaça en catastrophe, en mai 1917. Quelques mois plus tard, il fût réhabilité et nommé à la tête du 19e corps d'armée en Afrique du Nord puis entra au Conseil supérieur de la guerre en 1919.

Louis Maufrais

Louis Maufrais

 

Août 1914. Louis Maufrais, étudiant en médecine, pense présenter l'internat quand la guerre éclate. Le jeune homme rejoint le front et découvre les tranchées. Il va y rester quatre ans. Quatre ans pendant lesquels il côtoie la mort les pieds dans la boue et les mains dans le sang, jour et nuit enterré au fond de postes de secours secoués par le souffle des obus. Quand il a un moment de repos, il prend des notes, photographie, pour raconter la souffrance, celle de ses camarades, la sienne, mais aussi l'amitié, le burlesque, l'absurde...
« Maufrais a été partout : d'abord en Argonne et en Champagne en 1915, à Verdun et sur la Somme en 1916, à nouveau à Verdun en 1917, enfin chirurgien dans une ambulance d'avril 1918 à janvier 1919. Non seulement il a été sur tous les fronts de la guerre, en France, mais au feu quatre années sur quatre. En cela, son témoignage est unique. Il l'est aussi en ce que son activité de médecin auxiliaire l'amenait à prendre des notes pour le suivi de ses blessés. »
« Ce sont ses carnets et ses photographies, sauvegardés, qui lui ont permis, soixante ans plus tard, de dicter des fragments d'une précision inégalée : des informations et souvenirs intacts, comme congelés. »

Sources : Martine Veillet / Marc Ferro.

Erich Von Falkenhayn

Erich Von Falkenhayn

 

11 septembre 1861- 8 avril 1922

Erich von Falkenhayn est issu d’une grande famille de l’aristocratie prussienne, d’abord général d'infanterie, il devient chef suprême de l'armée allemande de septembre 1914 à août 1916. Il est le concepteur de l'offensive de Verdun, destinée à « saigner à blanc l'armée française » selon ses propres mots.
Durant la Première Guerre mondiale, le haut état-major allemand est devenu un nid d'intrigues, dès l'instant où von Falkenhayn a succédé à von Moltke à la tête de l'état-major général du front de l'Ouest. Hautain et tranchant, celui-ci dépend entièrement de la faveur du Kaiser, car son caractère et ses propos acerbes lui valent l'hostilité de la plupart de ses pairs.
Falkenhayn a conçu l'offensive de Verdun en sachant pertinemment que la « clique » du front de l'Est complotait contre lui. Son échec permettra d'ailleurs à Hindenburg et Ludendorff de le supplanter et de devenir les maîtres de l'Allemagne en guerre jusqu’à la défaite en 1918.
Disgracié suite à l'échec de ses plans à Verdun et devant l'offensive alliée sur la Somme, il participa à la campagne de Roumanie en 1916 et en 1917; c'est lui qui prit et occupa Bucarest. Ses mémoires (rédigées à la troisième personne) révèlent une arrogance et une suffisance peu ordinaires. Jusqu'à sa mort, en 1922, Falkenhayn continuera d'affirmer à tort que, pour chaque soldat allemand tué dans la bataille, l'armée française en a perdu deux.

Sources : Wikipedia/ Paul Jankowski, Verdun, Gallimard. 

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Apocalypse Verdun

Fin 1915. Les chefs d’états-majors britanniques et français veulent mettre fin à la guerre grâce à une offensive prévue pour l’été, dans la Somme. Mais le 21 février 1916, les Allemands les surprennent en déclenchant un orage d’acier sur 20 kilomètres de front, à Verdun, à seulement 230 kilomètres de Paris. Pendant 300 jours et 300 nuits, Verdun va être le théâtre des pires affrontements entre
Français et Allemands de toute la Première Guerre mondiale. Le nouveau commandant de Verdun, le général Pétain, impose une logistique sans faille pour ralentir les Allemands. Les Français concentrent tous leurs efforts, y compris depuis l’arrière, pour faire barrage à l’invasion. Dans la Somme, les Alliés déclenchent, le 1er juillet 1916, la bataille tant attendue… mais elle tourne au désastre et replace Verdun au centre de tous les espoirs et de toutes les inquiétudes. Les Français contre-attaquent. Pour combien de vies sacrifiées ?

Détails

  • Catégorie : Documentaire
  • Année de production : 2016
  • Pays d'origine : France

GÉNÉRIQUE

  • narrateur: Mathieu Kassovitz
  • producteur: Louis Vaudeville
  • réalisateur: Isabelle Clarke
  • réalisateur: Daniel Costelle